Entrée dans la galerie masque Africain
 
Statuette Africaine
 
Masques & Statues Africains
ART AFRICAIN
" Statues et masques ont un double but. Ils exercent une action propitiatoire à l'égard des puissances bénéfiques (génies, ancêtre, dieux secondaires), qui sont des intermédiaires entre l'homme et une déité diffuse dans l'univers. Mais ils peuvent aussi éloigner les puissances du mal toujours prêtes à nuire et même à tuer. Le masque en particulier ne désigne pas seulement ce qui dissimule visage mais tout le corps du participant initié qui le porte et dont l'incognito doit être préservé. Il ne fait alors plus qu'un avec ce dernier et incarne le temps de la cérémonie une puissance surnaturelle spécifique dont il est sacrilège de provoquer la présente à n'importe quelle occasion. Il existe pourtant aussi des masques de réjouissances l'égard desquels on n'éprouve pas le même respect et surtout le rôle du masque et des identités varient avec les différentes ethnies, de même que son aspect.

A part quelques exceptions, les ethnies de la Côte, vivant en milieu ouvert sur le large, soumises depuis plusieurs siècles aux influences étrangères et notamment chrétiennes, ne se servent pas de masques. Cependant, les petites statuettes d'ancêtres ou de divinités mineures se rencontrent fréquemment, notamment dans les groupes habitant à l'Est d'Abidjan.

Les forêts, aux horizons fermés, pleines de bruits inquiétants et de présences invisibles, semblent livrées à des forces occultes dont il est facile d'imaginer la malveillance. Dans Ouest, elles ont provoqué, chez les maîtres du genre que sont les Guéré, une floraison de masques où est systématisée la recherche de l'horreur. Car ils sont chargés de catalyser les forces négatives pour en changer le signe. Pourtant, dans une région analogue à celle des Guéré, les Dan ont au contraire crée des masques d'une pureté, d'un dépouillement et d'une sérénité extraordinaire.

En tout cas dans Ouest, les statues ont laissé toute la primauté aux masques et ne figurent que dans les cultes domestiques intimes, et n particulier chez les Dan et les Bété.

Au fur et à mesure que l'on se rapproche du Nord-Ouest, c'est-à-dire de l'aire d'influence des Malinké musulmans, le règne du masque diminue pour disparaître complètement, puisque l'islam interdit toute représentation humaine.

En se dirigeant au contraire vers le centre, on continue à trouver, chez les Gouro, puis chez les Yaouré, un emploi préférentiel du masque, mais, comme chez les Dan, celui-ci s'apaise, s'affine, évoque des entités bienveillantes.

Encore plus au centre, les sculpteurs Boulé sont plus connus pour leurs statuettes de petite taille. Celles-ci représentent les ancêtres et sont utilisées dans les cultures familiales ou constituent un support du culte de fécondité et reçoivent des sacrifices. Cependant les Baoulé créent aussi des masques tantôt représentant des visages aux traits fins beaux, détendus, tantôt assez lourds et chargés de motifs allégoriques plus dramatiques. "

Source : www.tourismeci.org
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